« JE SUIS UN JOUEUR ATYPIQUE »

Téji Savanier
Amoureux du foot vrai, sans fard ni paillettes, Téji Savanier reste une étrangeté dans le monde professionnel. Son quotidien, qu’il partage dans la Cité Gély à Montpellier avec les membres de la communauté gitane, dénote quand l’austérité et la froideur guident traditionnellement les pas des footballeurs. Aurait-il, justement, pu être un joueur différent avec un autre mode de vie ? Aurait-il pu être meilleur avec une autre hygiène de vie ?

On dit que l’amour dure sept ans et tu disputes justement ta septième saison au MHSC. Es-tu toujours amoureux ?
Je suis toujours amoureux, oui. Le MHSC, c’est mon club, mon club de cœur. Un club qui m’a
vu grandir. Je venais à la Mosson quand j’étais tout petit, je ne peux pas oublier tout ce chemin.

Même quand les temps sont durs, même quand la séparation est envisagée ? Même en Ligue 2 ?
Je n’avais connu le club qu’en Ligue 1 en tant que joueur et, franchement, c’est dur. Mais quand on aime, on doit être prêt à faire des concessions.

Pourquoi aimes-tu ce club à ce point ? Peu de footballeurs sont autant attachés à leurs couleurs… Je l’aime parce que je vis avec lui depuis 25 ans. Je l’aime parce que j’ai aimé les joueurs qui y sont passés. J’étais fan de Tino Costa. De Maoulida, de Mahouvé. J’ai adoré l’époque Olivier Giroud. Tous ces noms sont gravés à jamais dans la grande famille du MHSC, et faire, moi aussi, partie de cette famille, est une grande fierté.

Maoulida et Mahouvé, c’est le binôme qui apparaît sur la photo dans ta chambre…
Je devais avoir 8-9 ans. C’était avant un match à la Mosson. On a fait la photo tous les trois. J’en ai une autre avec Paulo Sérgio. C’était ma part de rêve quand j’étais gamin. Venir à la Mosson. Voir les pros. Les toucher. Jamais je ne refuserai une photo avec un enfant. Ni même de le prendre dans les bras. Je me souviens d’un épisode à Grammont. J’avais à peine 10 ans, j’étais venu voir les pros s’entraîner. J’ai demandé à un joueur de me serrer la main. Il a refusé. Je suis parti en pleurant et cette détresse me hante encore aujourd’hui. Je ne pourrais pas supporter qu’un enfant soit triste parce que j’ai cassé son rêve.

Téji Savanier : le foot sans fard, la famille avant tout

Tu as joué à Lattes, Palavas, Castelnau-le-Lez, Arles-Avignon, Nîmes et donc Montpellier, jamais à plus de 80 kilomètres de la Cité Gély. Aurais-tu pu jouer plus loin ? C’est une question que l’on me pose tout le temps et à laquelle il m’est difficile de répondre. Si j’avais été gardé au MHSC, je ne serais jamais allé à Arles-Avignon et peut-être que j’aurais passé toute ma carrière à Montpellier. J’ai passé quatre ans à Arles-Avignon. Quand le club a déposé le bilan, je me suis posé la question de la suite. Franchement, j’ai pensé arrêter le foot, parce que, oui, je ne me voyais pas partir trop loin de chez moi, et aussi parce qu’aucun club ne m’avait contacté. Et puis on a joué ce dernier match amical contre Nîmes. J’ai été bon et le coach-adjoint est venu me voir pour me dire que si j’avais un bon de sortie avant la fin de la semaine, il pourrait me faire signer un contrat à Nîmes. Je suis allé voir Marcel Salerno que je respecte beaucoup, et il m’a laissé filer. Après Nîmes, j’ai eu plusieurs possibilités, avec de vrais clubs européens. Mais mon rêve, c’était de jouer avec mon club de cœur, avec Montpellier, et lorsque ça a été possible, je n’ai pas hésité.

Les clubs européens, c’était Milan, Séville, Lyon ?
Marseille aussi. Valence. Et plusieurs clubs en Grèce. J’aurais pu partir. Je crois. Mais Montpellier s’est positionné. Et mon rêve, c’était de porter ce maillot devant mes parents, ma femme, mes enfants, défendre
ces couleurs que j’ai toujours admirées. Du coup, je n’ai pas mis deux heures me décider.

“ LE MHSC,
C’EST MON CLUB, MON CLUB DE CŒUR. ”

Tu as dit : « Pour les gitans, la famille, c’est le plus important ». Plus important que le football ? La famille, elle passe avant tout. Si je peux prendre 700 000 ailleurs et 100 000 ici, mais qu’il existe une probabilité pour que je sois malheureux alors que je sais qu’ici j’ai tout pour être heureux, alors je préfère rester ici, avec mes proches, mes habitudes. Il n’y a rien de plus important que la famille, ni le ballon, ni rien d’autre.

Michel Der Zakarian a laissé entendre que cette façon de vivre, dans ta communauté, auprès de ta famille, ne t’a pas permis d’aller plus haut. Que si tu avais travaillé plus fort et mieux, tu serais allé plus loin encore. Es-tu d’accord avec ça ? Peut-être que j’aurais fait une autre carrière. Peut-être pas. On ne le saura jamais. C’est marrant, parce qu’on évoquait ce sujet dans la voiture avec mon agent en venant à ce rendez-vous. Mon équilibre, je le tiens de ce mode de vie, et de mon entourage. Il n’a jamais été question de tout changer pour le football. Je me suis adapté à certaines choses, le football, d’une certaine manière, s’est aussi adapté à moi. J’ai fait une belle petite carrière, et je ne me plains de rien, je suis même plutôt fier de ce que j’ai réalisé.

Mais un Téji Savanier avec des abdos saillants sous le maillot du Milan, ça aurait pu avoir de la gueule non ? Je n’ai jamais eu d’abdos comme les autres joueurs, mais j’étais plus fort qu’eux. Honnêtement,
je préfère avoir mon corps et mes pieds, que leur corps et leurs pieds à eux. Je suis un joueur atypique. Je le sais très bien. Un joueur qu’il faut prendre comme il est.


“ JE N’AI JAMAIS EU D’ABDOS COMME LES AUTRES JOUEURS, MAIS J’ÉTAIS PLUS FORT QU’EUX. ”

À ton retour des JO, tu semblais voler sur le terrain. Cette sensation ne t’a pas encouragé à en faire plus et à tenter de finir par convaincre Didier Deschamps ? Ce qui m’a plu dans cette aventure olympique, c’est la confiance que m’a accordée Sylvain Ripoll. Je suis revenu blessé, j’ai raté le premier match contre Marseille, mais j’ai ensuite retrouvé cette dynamique. Les six premiers mois, j’ai été élu six fois meilleur joueur du club. Ça ne s’était jamais vu auparavant. À ce moment-là, je me sentais bien dans ma peau. C’était un tout. L’équipe de France. Le retour auprès des miens. Partir un mois et demi tout seul, ça ne m’était jamais arrivé. Je crois que les Jeux m’ont aéré l’esprit. Mais ma famille m’a manqué. Je me sentais seul. Je n’étais pas dans un désert, j’étais à Tokyo, aux Jeux olympiques, et je sais que ça n’arrive qu’une fois dans une vie. Mais il y avait cette sensation de manque.

Tu regrettes de n’avoir jamais porté le maillot de l’équipe de France ?
Ce n’est pas moi qui décide. Je pense que si j’avais été dans un club plus regardé, j’aurais pu être appelé. Je respecte les choix du sélectionneur. Moi, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin et je suis très content comme ça. Il paraît que j’en étais très proche, que le sélectionneur avait évoqué mon profil lors d’une conférence de presse. Mais je ne regrette rien, non. Je vis le foot à 100 %, et je ne regrette jamais les choix que je fais, parce que c’est toujours moi qui prends les décisions. Je ne laisserai personne me guider, me dire : « Téji, il te faut aller à tel endroit pour jouer en équipe de France. » Je fais comme je le sens, comme j’en ai envie.

Parle-nous de Figuerolles, de la Cité Gély. À quoi ressemble vraiment ta vie là-bas, et qu’est-ce qui participe à tes équilibres ?
Je suis un garçon qui aime vivre dehors. Ce matin, je suis descendu, je suis allé au bar boire un petit café avec des cousins, puis on a joué un peu à la pétanque. D’autres fois, on joue aux cartes, au rami. Il y a toujours quelque chose à faire. Des parties de fléchettes au bar. Un peu de musique à écouter.

As-tu conscience que cette vie est elle aussi atypique dans le monde professionnel ?
Je sais que peu de joueurs pourraient évoluer en Ligue 1 avec ce mode de vie-là. Mais moi, j’ai besoin de ça pour jouer. Quand je suis à Figuerolles, je ne suis pas Téji Savanier. Je suis un petit gitan du quartier, que les gens ont vu grandir, devenir footballeur professionnel, sans jamais renier ses racines, et ça, ça me rend fier. Si j’ai besoin de quelque chose, je sais que chacun va tout faire pour m’aider et pas parce que j’ai de l’argent, mais parce que c’est comme ça ici. Cette vie dans la cité fait ma force aujourd’hui. Vous vous souvenez du match à Toulouse ?

Non… Il y a une vidéo sur TikTok. Je marque un beau but, mais je prends un carton rouge derrière. Dans ce cas-là, un footballeur normal serait rentré dans sa maison avec piscine et jacuzzi pour ruminer ce carton. Moi, quand je suis rentré, il y avait 50 gitans qui m’applaudissaient pour le but, qui semblaient fiers de moi. J’ai besoin de cette chaleur-là, de vivre ces moments-là.

Un beau but, un carton rouge, c’est finalement, un peu, le résumé de ce que tu es, une sorte de génie impulsif… Je me souviens d’un coach qui m’avait suggéré de consulter un spécialiste pour me calmer un peu sur le terrain. Je lui ai dit : « mais moi je suis comme ça. » Si on me change, je n’arriverai peut-être plus à faire ce que je fais sur un terrain. Je préfère rester comme je suis, même si je dois prendre d’autres cartons rouges, même si ça doit freiner ma carrière. Cette attitude, c’est moi, et si je cherche à changer quelque chose, j’ai peur d’être un autre homme sur le terrain. Toulouse, c’est le bon exemple. On m’a beaucoup crié dessus le matin du match, juste avant le coup d’envoi, parce que j’étais parti la veille au Vélodrome voir le match contre Bergame. Ma meilleure réponse, c’était de faire un bon match. Je marque un but venu d’ailleurs. Mais 40 minutes après, je prends ce rouge. C’est comme ça. C’est du Téji Savanier.

Ton papy t’a transmis le goût du foot, mais tu es très fort aussi dans d’autres sports, les sports d’adresse… Je me débrouille un peu dans tout, la pétanque, les fléchettes. Dans ma famille, on est habile dans tout. Mon grand-père était très fort au foot. Très fort à la pétanque. Je suis très content parce que mon fils tient de moi. J’essaie de l’amener sur mon chemin. La pétanque, les fléchettes, c’est d’abord le partage avec les autres, et ça correspond à nos traditions.

Ça te permet aussi de te vider l’esprit ?
Je ne suis pas de ces joueurs qui ont besoin de se vider l’esprit. Quand je rentre à la maison, le foot est passé, il est derrière moi, je suis juste avec ma femme et mes enfants. Ça m’est arrivé de ne pas être bien dans le football, de rentrer à la maison, de voir mes enfants en bonne santé, et de tout oublier aussitôt…

Tu parlais de musique tout à l’heure. Occupe-t-elle une place importante dans ta vie ? Il paraît que tu chantes bien… Elle occupe une place importante chez tous les gitans, elle nous berce depuis tout petit, elle raconte notre histoire. Dans toutes les maisons dans la cité, on peut entendre des sons de guitare. Moi, quand je suis rentré, il y avait 50 gitans qui m’applaudissaient pour le but, qui semblaient fiers de moi. J’ai besoin de cette chaleur-là, de vivre ces moments-là.

Un beau but, un carton rouge, c’est finalement, un peu, le résumé de ce que tu es, une sorte de génie impulsif… Je me souviens d’un coach qui m’avait suggéré de consulter un spécialiste pour me calmer un peu sur le terrain. Je lui ai dit : « mais moi je suis comme ça. » Si on me change, je n’arriverai peut-être plus à faire ce que je fais sur un terrain. Je préfère rester comme je suis, même si je dois prendre d’autres cartons rouges, même si ça doit freiner ma carrière. Cette attitude, c’est moi, et si je cherche à changer quelque chose, j’ai peur d’être un autre homme sur le terrain. Toulouse, c’est le bon exemple. On m’a beaucoup crié dessus le matin du match, juste avant le coup d’envoi, parce que j’étais parti la veille au Vélodrome voir le match contre Bergame. Ma meilleure réponse, c’était de faire un bon match. Je marque un but venu d’ailleurs. Mais 40 minutes après, je prends ce rouge. C’est comme ça. C’est du Téji Savanier.

Ton papy t’a transmis le goût du foot, mais tu es très fort aussi dans d’autres sports, les sports d’adresse… Je me débrouille un peu dans tout, la pétanque, les fléchettes. Dans ma famille, on est habile dans tout. Mon grand-père était très fort au foot. Très fort à la pétanque. Je suis très content parce que mon fils tient de moi. J’essaie de l’amener sur mon chemin. La pétanque, les fléchettes, c’est d’abord le partage avec les autres, et ça correspond à nos traditions.

Manitas de Plata a joué au Carnegie Hall, mais c’est dans les arènes de Palavas ou à La Grande Motte qu’il se sentait chez lui. Comme toi à Figuerolles ?
Je ne l’ai jamais dit, mais Manitas est de la famille de ma grand-mère. On va dire que chez les gitans, tout le monde est de la même famille, mais Manitas était vraiment un proche, un premier cousin. On a eu un peu le même mode de vie, lui et moi. Il était bien plus connu que moi, il a gagné je ne sais pas combien de millions qu’il a malheureusement perdus au Casino, mais il était fidèle à ce mode de vie. Il aimait revenir avec sa guitare dans les arènes de Palavas. Parce que chez les gitans, c’est la simplicité qui compte. Je pense qu’il est né comme ça. Je suis né aussi comme ça, très simple, avec beaucoup d’humilité.

Tu dis qu’il était plus connu que toi, c’est pour ça qu’il a une statue en bronze devant la mairie de Montpellier, alors que tu n’as qu’une fresque à Figuerolles ? Tout le monde est très fier de la carrière de Manitas, et je suis très content d’être honoré dans mon quartier.

Ton ami Hicham Harzouz dit que tu es une belle personne, que nul ne dira jamais de mal de toi. Est-ce important pour toi d’être une belle personne ? Franchement, je n’accorde pas trop d’importance à ce que les gens disent de moi, parce que je sais quel homme je suis, quelles valeurs m’animent, et je sais surtout que je ne changerai jamais d’attitude. Par expérience, je sais que l’on sera toujours critiqué dans la vie. Et je sais que la critique, autant que le compliment, t’aident à grandir.

En parlant de critique, comment as-tu vécu l’histoire du corner contre Le Puy ?
Ça, c’est le pire regret de ma carrière. Les gens n’ont rien compris et tout s’est emballé. C’était la veille de mon anniversaire que nous sommes allés fêter en Espagne avec mon épouse. Quand j’ai vu les réactions sur les réseaux, j’ai vraiment pris peur. Le regret, c’est que ma réaction ne traduit absolument pas ma façon de penser. Quand le gars a dit « Dernier de Ligue 1, ça fait mal ? », je me suis énervé, la période était compliquée, le match nous avait échappé, et si j’ai parlé de mon salaire, c’était juste pour lui dire de se taire. Certains ont pensé que je me foutais du club, que je prenais juste mon argent et que je n’en avais rien à faire. Alors que si j’avais pensé comme ça, je serais parti ailleurs où j’aurais gagné nettement plus. J’ai été maladroit. J’aurais simplement dû lui dire de fermer sa gueule ou le regarder avec mépris. Mais bon, ça aussi c’est du Téji.


“ CHAQUE SEMAINE, JE VAIS DANS LES PRISONS DONNER UN PEU D’ESPOIR AUX DÉTENUS EN JOUANT AVEC EUX. ”

Justement, essaie de raconter ce Téji en conclusion de l’entretien… C’est un exercice difficile. Je sais juste que je suis très fier de l’homme que je suis devenu, du parcours du footballeur, du père que j’essaie d’être. En fait, je suis un mec extrêmement simple, sans histoire. Les gens ne me connaissent pas. Les habitants de la Cité savent qui je suis. Mes coéquipiers, mes adversaires connaissent certaines facettes. Mais j’ai aussi des jardins plus secrets. Chaque semaine, je vais par exemple dans les prisons du coin donner un peu d’espoir aux détenus en jouant au foot avec eux. C’est quelque chose qui compte pour moi, qui me tient vraiment à cœur.

Voir tes enfants au Stade, ça te tient également à cœur ?
Mon plaisir, aujourd’hui, c’est quand mon fils vient voir jouer son père à La Mosson. Ma fille vient aussi, mais elle stresse dès que je tombe sur la pelouse. Mon fils, quand il me voit jouer, il voit Dieu. Quand il entre sur la pelouse en me donnant la main contre le Paris- Saint-Germain, quand on prend une photo avec Lionel Messi, je vois des éclairs dans ses yeux qui me rappellent l’enfant que j’étais.

Il est bon ? Il se débrouille bien, oui. Il a 9 ans. Ma fille 12. J’espère qu’il sera meilleur que moi. Je serai toujours derrière lui, un fils a toujours besoin de son père. Mais je ne lui imposerai rien. S’il échoue, je serai derrière lui. S’il réussit, je serai fier. Mais je répéterai toujours à mes enfants : « faites ce que votre cœur désire. Votre vie, c’est vous qui devez la dessiner. Ne laissez personne vous imposer quoi que ce soit ».

Et s’il devient pro au MHSC ? Je viendrai donner de la voix dans les tribunes de La Mosson. Et je repenserai à toute l’histoire.

Texte par Philippe Pailhories & Photographies par Guilhem Canal

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