Champion du monde de BMX Freestyle

Anthony_JeanJean
Membre de la Team athlètes de la Banque Populaire du Sud pour les Jeux de Paris 2024, le triple champion d’Europe, désormais champion du monde de BMX Freestyle, vise une médaille olympique lors des prochains Jeux olympiques de Paris.

Vous allez participer à des Jeux olympiques pour la deuxième fois. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous?

Beaucoup ! Je suis fier de participer en tant qu’athlète à des Jeux pour la deuxième fois. Je suis très content de pouvoir le faire ici en France, à Paris. J’ai toujours été passionné de sport en général. J’ai toujours regardé les Jeux olympiques, qu’il s’agisse de ceux d’hiver ou ceux d’été. Je me souviens, quand j’ai appris que le BMX rentrait dans le programme des Jeux, cela m’a rendu très heureux. C’était un grand pas en avant pour la discipline en termes de reconnaissance et de visibilité.

Quelles sont les principales leçons que vous avez tirées à Tokyo ? Comment ont-elles façonné votre préparation pour Paris 2024 ?

De Tokyo, j’ai appris énormément. Malheureusement, cela ne s’est pas très bien passé durant la compétition. Je suis tombé. C’étaient mes premiers Jeux olympiques, j’étais très stressé. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le niveau était élevé, les enjeux aussi. La période était compliquée en plus avec la COVID. Je me suis mis beaucoup de pression. J’avais un peu moins de recul sur ma préparation. Mais voilà, ça m’a beaucoup appris. Cela m’a donné la force et l’envie de mieux me préparer pour les prochains.

Les Jeux de Paris représentent une occasion unique de concourir à domicile. Ressentez-vous plus de pression qu’à Tokyo ?

Je dirais que la pression est différente. À Tokyo, j’avais la pression parce qu’il s’agissait de mes premiers Jeux olympiques. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Là, je sais plus ou moins. Depuis, j’ai plus d’expérience, plus de podium. J’ai appris à mieux gérer la pression, à la transformer en quelque chose de positif. Pour être vraiment concentré, motivé, déterminé.

Comment votre préparation pour Paris 2024 diffère-t-elle de vos entraînements habituels ? Y a-t-il des ajustements spécifiques que vous avez dû apporter en vue des Jeux ?

C’est une préparation qui est beaucoup plus longue que pour une saison de compétition classique. J’ai commencé à préparer Paris 2024 fin juillet, début août 2023. Mon entraînement depuis un an est axé uniquement sur les Jeux olympiques. Cela représente énormément de travail et dans tous les domaines, en BMX, en préparation physique, en préparation mentale, en nutrition, en diététique… Je pèse tout ce que je mange, je calcule mon sommeil… pour que tout soit optimal, pour m’entraîner dans les meilleures conditions possibles et pouvoir progresser rapidement. Je suis très bien suivi et je pense que j’ai trouvé mon rythme. Je le garderai peut-être après, d’ailleurs. C’est de cette manière que je me sens le mieux, que je récupère et que je m’entraîne mieux.

De quelle manière la Banque Populaire du Sud contribue-t-elle à votre préparation pour cet événement mondial ?

De nombreuses manières. Ce n’est pas tous les jours facile. Une préparation olympique, c’est beaucoup de travail, beaucoup de pression, beaucoup de fatigue. La Banque Populaire, c’est une famille, c’est une team qui nous soutient, qui nous permet d’être dans de bonnes conditions pour travailler toute l’année, pour être bien à l’entraînement, pour être bien dans les compétitions. D’être beaucoup plus serein. Cela nous apporte énormément.

Votre récente victoire à Enoshima a été un moment fort pour commencer l’année olympique. Comment cette victoire influence-t-elle votre état d’esprit et votre préparation pour Paris 2024 ?

Commencer par une victoire, cela fait du bien. C’est la première grosse échéance de l’année. Cela permet de voir que tout ce que j’ai mis en place en termes de préparation depuis l’été dernier fonctionne. J’ai réalisé énormément de progrès dans de nombreux domaines. Tous les concurrents qui seront aux Jeux olympiques étaient présents à cette compétition-là. Cela m’a permis de voir où je me situe dans le classement mondial et parmi les riders internationaux. J’ai participé à d’autres grosses compétitions après, je les ai toutes gagnées aussi. Cela me donne confiance. Je vois que j’encaisse plutôt bien les semaines de compétition, que je récupère très bien, que mentalement je me sens bien, je me sens prêt. Cela annonce plein de bonnes choses pour cette année. Mais je continue à rester focus, à garder la tête froide. Je suis plus motivé que jamais.

Comment évaluez-vous justement la concurrence pour les Jeux olympiques et votre positionnement parmi les favoris ?

Les riders internationaux sont très forts. Sur les Coupes du Monde, on est quand même nombreux. On va être limité aux alentours de 70-72 riders. Dans le top 12, tout le monde est plus ou moins capable de gagner. Même s’il est vrai que l’on voit souvent les mêmes sur le top 3. Mais dans une compétition de BMX, tout peut se passer. Les parcs changent à chaque fois. De mon côté, j’ai identifié ce que je devais travailler, je vais continuer à bosser pour arriver le plus près possible et avoir le plus de chances de remporter une médaille.

Le BMX a gagné en popularité et en reconnaissance au fil des ans, notamment grâce à son inclusion aux Jeux olympiques, quelle est votre analyse ?

Déjà depuis quelques années, la discipline commençait à gagner en notoriété et en popularité. Mais oui l’entrée au Jeux, c’était le graal pour nous. Depuis nous avons de meilleures infrastructures pour s’entraîner. C’est beaucoup plus sérieux, on est bien plus soutenus par les collectivités. Moi, je ne vois que du positif, surtout quand je vois d’où l’on vient. C’est un sport individuel mais que l’on pratique en équipe. On n’aime pas se voir tomber, on s’encourage, on se soutient. Il y a un très bon état d’esprit dans le milieu. C’est un sport moderne et fun. Je pense que c’est pour cela que les jeunes l’apprécient.

Avez-vous déjà des plans ou des ambitions spécifiques pour votre carrière après Paris 2024 ?

J’ai déjà eu un accident où j’ai été blessé gravement. J’ai fait quelques semaines de réanimation. Je sais que c’est un sport assez risqué et qu’une blessure peut arrêter une carrière. Je me suis déjà préparé à cette éventualité et je pense à l’après. Différentes options s’offrent à moi, mais je n’en suis pas encore là. Je vais essayer d’amener ma carrière le plus loin possible.

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