Dans la boutique de la rue de la Loge, les parfums d’amande et de caramel accueillent Fulgence Ouedraogo avant même qu’il n’en franchisse le seuil. L’ancien capitaine du MHR, devenu ambassadeur et responsable de l’identité du club, observe les étagères blanches où s’alignent biscuits et confiseries comme de petits trésors. « Quand tu rentres ici, tout donne envie », sourit-il, attiré par les couleurs et l’élégance du lieu. Depuis trois ans, Fulgence travaille dans l’ombre à un vaste chantier : définir l’identité profonde du MHR. « Montpellier est souvent décrite comme une ville sans tradition rugbystique. C’est faux. Le rugby existe ici depuis plus de cent ans », explique-t-il. Son travail consiste à rassembler souvenirs, témoignages, racines pour poser les fondations d’un style, d’un ADN durable : un rugby de combat, de conquête, qui puise sa force dans le caractère du territoire. Ce travail l’a amené à un constat frappant : Montpellier est une ville d’intégration. « Ici, les gens viennent d’ailleurs. Peu sont nés montpelliérains. Ça change tout : il faut créer du lien, donner envie d’appartenir. » C’est ainsi qu’il a multiplié les ponts avec les clubs amateurs, les écoles de rugby et les villages alentour. « On va vers les jeunes. On leur fait vivre des moments forts. Ils jouent sur la pelouse, rencontrent les joueurs pros. Et ça marche : ils créent un attachement authentique. » Ces efforts racontent une histoire plus large : celle d’un territoire qui se fabrique par les rencontres, les gestes, les symboles. Et c’est précisément ce qui lui parle lorsqu’il découvre L’Écusson. Amaury Hennebert en charge du développement de la marque, apporte la boîte délicate renfermant la nouveauté : L’Écusson. Un biscuit à l’Eremorange – un agrume rare issu de la production familiale venu tout droit du désert australien, aux amandes, et caramel salé, imaginé comme la spécialité gourmande de Montpellier. Fulgence croque, puis laisse un sourire franc s’installer. « C’est surprenant : ça évolue en bouche, ça change, ça raconte quelque chose. Ça me parle, parce que Montpellier, c’est exactement ça : un mélange de saveurs, d’identités, de cultures. » Lui qui confie ne pas être très sucré se laisse pourtant prendre au jeu. « J’aime quand un produit a une histoire. Là, tu sens le travail, tu sens le geste artisanal. Et puis il y a ce lien au territoire : les amandes de Montbazin, la farine du coin… Dans mon métier, c’est ce que je cherche à défendre. » Au fil de la dégustation, la conversation se mêle naturellement aux valeurs qu’il transmet au club : la transmission, l’ancrage local, la générosité. « Un produit comme ça, quand il devient un symbole, ça crée du lien. Ça fait partie de l’identité d’une ville. Et Montpellier mérite d’avoir sa spécialité. » Depuis plus de vingt-cinq ans, Délices des Anges cultive ce lien : biscuits fourrés, chocolats, confiseries… et désormais L’Écusson, pensé pour devenir à Montpellier ce que le cannelé est à Bordeaux ou le calisson à Aix. Une gourmandise locale, élégante, sincère, qui raconte la ville autrement. En quittant la boutique, Fulgence repart avec quelques douceurs pour ses enfants. « C’est ça Montpellier : des histoires qui se transmettent », dit-il. L’Écusson en sera peut-être une nouvelle, dorée, croustillante, et fièrement montpelliéraine.
Pour déguster cette petite merveille, rendez-vous en magasin rue de la Loge ou au Polygone de Montpellier.