« Nos athlètes sont attachés à leur territoire »

Kamel Chibli, ambassadeur du sport en Occitanie
Rencontre avec Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie, passionné de sport et fervent défenseur des athlètes de son territoire. Entre anecdotes personnelles et vision d’avenir, il dévoile son engagement pour le sport comme vecteur d’unité et d’émancipation.

Texte Philippe Pailhories//Photographie Guilhem Canal

L’Occitanie, un gymnase à ciel ouvert selon Kamel Chibli – Sport en Occitanie

Enfant de l’Ariège et de la République, originaire du Maroc mais amoureux de son Pays d’Olmes, Kamel Chibli, 47 ans, est depuis 2015 vice-président de la Région Occitanie, en charge de l’éducation, l’orientation, la jeunesse et surtout des sports qu’il défend de toute son âme. Rencontre avec un passionné, un brin utopique, fervent défenseur des athlètes de la région.

Dans cette région, le sport en Occitanie est plus qu’une passion, c’est un véritable mode de vie qui unit les communautés.

« Fabien Barthez ou Badou Zaki ?

Fabien Barthez évidemment. D’abord, il est de Lavelanet, de chez moi donc. Il a joué avec mon frère, et j’ai habité à côté de chez sa grand-mère pendant quinze ans en HLM. Zaki a beau être l’une des plus grandes gloires du football marocain, aux côtés de joueurs que j’ai admirés, comme Aziz Bouderbala ou les frères Hadji, je choisis sans discussion Fabien.

À la maison, votre père vous parlait-il de ces joueurs, ou des grands sportifs marocains ?

Très peu. Mon père adore le foot, mais il était surtout focalisé sur le travail. Il était maçon, bûcheron. Je ne me rappelle pas l’entendre dire : « allez, viens, on va regarder Maroc – Égypte à la télévision ».

La famille de Sofiane Oumiha a dû vivre Paris 2024 avec beaucoup de fierté. Imaginez-vous ce qu’elle a pu ressentir ?

D’autant mieux qu’il est originaire du même bled que moi au Maroc. Sofiane, je le connais depuis dix-douze ans. Je connais son parcours, très similaire au mien finalement. Il a vécu en HLM au Mirail à Toulouse, moi en HLM en Ariège et à Perpignan. Je connais les difficultés qu’il a vécues et, pour moi, c’est une double émotion parce que je sais les sacrifices qu’il a dû consentir, et je sais aussi le dépit qui a été le sien en finale. Il a longtemps été abattu, il lui a fallu de longues journées pour digérer. Les gens ne le savent pas mais, quelques années en arrière, il galérait pour trouver 2000-3000 euros afin de financer un voyage pour aller combattre. Remporter l’or était son objectif absolu. Sofiane, c’est comme un petit frère, et cette médaille a évidemment une résonance particulière chez moi. Il a une humilité extraordinaire et il gagne à être connu. Il a tellement de belles paroles à transmettre à la jeune génération. Il est un très beau symbole.

Vous aviez 11 ans lors du premier France – Maroc de foot à Monaco. Vous souvenez-vous de cette rencontre ?

Non. Très peu. J’avais 11 ans, j’étais collégien, je ne m’en souviens pas bien.

Pour quelle équipe étiez-vous le 14 décembre 2022 ?

Ah, la demi-finale… Celle-là, oui, elle m’a marqué, elle m’a replongé dans le souvenir de l’époque où je partais au Maroc, ce souvenir douloureux de l’entre-deux. Ça a été une vraie difficulté pour ma génération. Pendant dix-quinze ans, jusqu’à l’âge de 20 ans à peu près, ça a même parfois été violent. Tu partais là-bas, tu étais l’étranger et tu étais l’étranger ici aussi. Ce match m’a rappelé tout cela, mes racines, mon histoire.

Vous êtes né en 1977, l’année de la création de « Téléfoot ». Pourquoi aimiez-vous à ce point cette émission hebdomadaire ?

« Téléfoot » a bercé toute mon enfance, le dimanche matin était un jour sacré pour moi. J’aimais plus le foot à cette époque qu’aujourd’hui. L’ambiance a changé. Mon foot à moi, c’est Valderrama, Roger Milla que j’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises. Je collectionnais les cartes Panini, celles de Gullit, Rijkaard, Stoitchkov. Je connaissais ainsi tous les joueurs de la planète et je complétais mes connaissances en géographie.

1977 est également l’année du fameux Grand Chelem réalisé par quinze mêmes joueurs. Savez-vous combien jouaient en Occitanie ?

Cinq ?

Dix…

Ah, quand même… On se gargarise aujourd’hui de fournir de nombreux joueurs au XV de France, alors que c’était déjà le cas il y a cinquante ans… Bon, ce n’était pas l’Occitanie actuelle, mais quand même…

Quel est votre véritable rapport au rugby ?

J’ai été bercé par la balle ovale à l’école primaire, puis Didier Merlos, le frère de Thierry, m’a initié au rugby. Didier était mon mentor. Le rugby, c’est l’histoire de ma ville, de mon département. J’allais voir des matchs, le fameux Lavelanet – Nice et tant d’autres. Les gens qui m’entourent ont tous une histoire forte avec le rugby. Mon frère y a joué, mes meilleurs amis aussi…

Il y a sept équipes d’Occitanie dans l’élite. Quelle est votre préférée ?

L’USAP, parce que j’ai fait mon école maternelle à Rivesaltes, et que je connais l’histoire de ce club, la ferveur des gens, de petites gens, absolument dévouées et passionnées qui se saignent pour avoir leur abonnement à l’année. Ça vibre différemment à Aimé-Giral. Le Stade Toulousain, c’est le Real Madrid du rugby ; le Castres Olympique, l’incarnation de la ruralité. Il y a en fait dans notre région l’incarnation de tous les rugbys.

« Nos athlètes sont attachés à leur territoire »

Les six derniers champions de France sont d’Occitanie…

Je vais même vous dire mieux que ça : il y a trois ans, du Top 14 à la quatrième série, tous les champions de France, sauf un, étaient originaires d’Occitanie. On est une terre de rugby par définition même si le modèle a changé, et il y a des valeurs extraordinaires qui sont partagées.

Abdelatif Benazzi aurait-il fait un bon président de World Rugby ?

Un très bon président même. Abdel, je le connais depuis très longtemps. On s’est rencontrés grâce à nos origines. On était tous les deux invités avec Najat Vallaud-Belkacem à la Fête du Trône, et le roi avait convié des personnalités d’origine marocaine. C’était en 2005. On a gardé une forte amitié, il m’appelle petit frère, je l’appelle grand frère. Il représente beaucoup pour moi. Son histoire est fabuleuse. Il a vécu une époque beaucoup plus dure sur les questions de racisme qu’elle ne l’est aujourd’hui. Je ne suis pas dans la victimisation, je déteste ça, mais la réalité est que le racisme était à l’époque très puissant dans le monde du rugby. Il l’a vécu à Agen. Mais il est parvenu à rester lui-même. Son histoire, son parcours lui ont donné cette force de dire : je ne lâche rien, je continue. Être né au Maroc, un pays sans culture rugbystique, arriver en France, percer malgré tout, devenir capitaine de l’équipe de France, avant Zinedine Zidane, c’est un beau symbole, non ?

Benazzi qui aurait pu marquer ce fameux essai dans la pataugeoire du Kings Park de Durban en 1995. Il vous aurait privé de cette fabuleuse image de Nelson Mandela remettant la coupe Webb Ellis à François Pienaar…

C’est vrai, ça… J’ai pleuré quand Mandela a remis le trophée. J’étais très impliqué dans le monde associatif, et je me battais pour plus de justice sociale, pour faire comprendre aux gens que l’on pouvait se construire un avenir en vivant sereinement, dignement. Je déteste l’injustice, elle me rend fou. J’ai besoin de me battre pour aider, défendre les causes. Mandela, pour moi, est l’incarnation que tout est possible, dans un pays où la question de la discrimination, de la ségrégation raciale, n’a pourtant rien à voir avec ce que l’on a vécu. Ce symbole de la remise de la coupe, à une époque encore compliquée à ce niveau-là, est fabuleux. Le destin fait que le symbole de l’espoir, c’est lui qui l’incarne à ce moment-là. Et franchement, je suis très touché. À mon modeste niveau, je fais de son combat le mien. Il rassemblait les différences, les populations, et au risque de paraître utopique, je crois beaucoup à cela.

Plus tard, Benazzi a dit : « J’ai accepté que cette Coupe du monde dépasse le sport, qu’elle soit plus grande que nous ». Est-ce aussi votre idée du sport ?

Oui. Je suis passionné de sport. Ses messages. Ses vertus. Ce que l’on a vu ou ressenti pendant les Jeux olympiques et paralympiques restera à jamais comme un moment suspendu. Cette unité, dans un moment très fragmenté avec des personnes qui se divisent, se méprisent, a fait un bien fou. On a l’impression parfois que plus on avance, et plus on recule. Il n’y a pas si longtemps, ce sentiment n’était pas aussi fort. Le sport a des vertus sociales et sociétales qu’aucun autre secteur ne possède. Avec le sport, tu arrives à toucher tout le monde. Je suis persuadé que même un gars ultra-raciste, fasciste, peut être ramené à la raison grâce au sport. C’est encore mon côté utopique, mais j’y crois. C’est pour ça que je mise autant sur le sport. Je sais ce qu’il procure, à quel point il rassemble. C’est pour cela que je me bats politiquement, au quotidien, pour faire comprendre qu’un euro dépensé en sport, c’est dix euros utiles pour la société.

Pourquoi aimez-vous à ce point le sport ?

Parce qu’il a des vertus énormes. Quand je vois des jeunes se rassembler quand ils jouent au futsal, en dépit de leurs différences, alors que l’idée de le faire dans un autre contexte ne leur effleurerait même pas l’esprit, je me dis que…

OxyJeunes, c’était sportif ?

Oxy’Jeunes était une association que nous avions montée en 1997. Nous avions réfléchi à un nom qui cadre avec nos principes : donner de l’oxygène aux jeunes. On avait le sentiment que les jeunes n’étaient ni entendus ni respectés, jamais écoutés par les politiques, ils étaient marginalisés pour certains. Je n’étais pas du tout dans la politique à cette époque. J’étais même apolitique. Et pour être tout à fait sincère, je détestais les politiques. Cette association m’a construit. Ce n’est pas la politique qui a fait ce que je suis aujourd’hui, mais l’associatif. Ce qui m’a formé, pas formaté mais formé, c’est l’associatif.

On vous voit partout, sur tous les terrains. Toujours entouré de champions. Est-ce réellement une passion, ou un exercice de com politique ?

Il faudrait poser la question aux champions eux-mêmes… Je suis le premier à le dire, nous, les politiques – et je me mets bien sûr dedans –, du président jusqu’au militant, sommes les premiers à nous battre quand un champion gagne pour faire un selfie et nous mettre en valeur. La différence, c’est que j’ai noué des relations, fortes, d’amitié parfois, avec nombre d’entre eux. Parfois je connais leur histoire. Parfois je connais leur famille. Je les ai reçus, accompagnés. Je les respecte tous. Bien sûr que je suis très heureux de côtoyer ces champions. Je suis comme un gamin devant un athlète de haut niveau. Mais je ne fais pas semblant. Quand j’ai une relation avec un champion, elle est avant tout sincère. On ne se connaissait pas avec Teddy Riner il y a dix ans. Aujourd’hui, il m’écrit pour me soutenir quand il lit des propos racistes à mon encontre sur les réseaux sociaux.

Quels sont les sportifs d’Occitanie qui incarnent à vos yeux les valeurs qui vous sont le plus chères ? Perrine Laffont peut-être…

Ils sont tous différents. Sofiane et Billal (Bennama) sont des garçons d’une humilité extraordinaire alors qu’ils ont connu la plus grande misère du monde. Perrine, c’est pareil. On a la chance d’avoir des athlètes avec lesquels partager ne serait-ce qu’une heure, cela fait un bien fou. Perrine, c’est l’incarnation même de la personne qui n’a jamais oublié d’où elle vient. On est devenus très amis avec Kevin (Mayer). Il n’est pas d’ici, mais il a épousé la région. Michaël Guigou est toujours disponible. François Trinh-Duc pareil. Guilhem Guirado, Yohan Huget… La chance que l’on a ici, c’est que nos athlètes sont attachés à leur territoire.

Vous avez joué au rugby, au foot, au hand. Pourquoi le sport co avait-il votre préférence ?

Mon histoire, c’est le partage. Petit, je n’étais pas forcément à l’aise avec mon corps. J’ai mal vécu le foot, j’avais l’impression d’être relégué. Le partage, au hand et au rugby, l’esprit du collectif, étaient essentiels et m’ont aidé à me construire.

Vous avez été champion départemental UNSS de tennis de table. Est-ce que vous pourriez prendre un point à l’un des frères Lebrun ?

S’ils prennent la même raquette que moi, je pense que je peux essayer de prendre un point. J’ai joué contre les filles de Nîmes et je n’ai pas réussi à mettre une balle sur la table. Mais j’ai compris après qu’elles avaient des raquettes un peu spéciales. C’est un beau défi, que j’ai d’ailleurs lancé à Félix et Alexis.

Vous aimez également l’élément aquatique. Léon Marchand vous a-t-il donné quelques conseils ?

Je connais Léon, mais il ne sait même pas que je nage ni que l’on m’appelait à l’époque « La Baleine ». J’adore l’eau depuis ma petite enfance. J’ai passé mon BNSSA. Je me suis préparé pendant un an et demi à la piscine de Foix et dans le lac de Montbel où j’enchaînais les 800 mètres en moins de douze minutes. Tu peux me laisser dix heures dans la flotte, je me régale.

Il paraît que vous êtes aussi un très bon danseur…

Je me débrouille. J’ai fait du break dance à l’époque. J’adore danser. Je tape du smurf parfois.

Aujourd’hui, votre pratique sportive se résume-t-elle à quelques randonnées dans le Pays d’Olmes ?

Je joue un peu au futsal à Mirepoix le lundi lorsque je peux, et quelquefois aussi à La Paillade avec les copains. Mais ma passion, oui, c’est la montagne. Marcher. Il y a deux ans, j’ai fait le mont Valier, 46 kilomètres aller-retour.

Avec ses 22 médailles, dont 8 en or, l’Occitanie, si elle était un pays, se serait classée à la 12place des derniers Jeux olympiques. Cela vous rend-il fier ?

Super fier même. Ce qui est touchant, c’est que je connais la plupart d’entre eux. Je parcourais quinze kilomètres par jour pendant les Jeux pour les encourager. Les frères Lebrun, je les ai accompagnés dès le début. Je fais également partie de ceux qui ont encouragé la fusion Nîmes-Montpellier en 2016-2017. Alors, même si le poids de notre engagement ne compte que pour 2, 3 ou 4 % dans leur réussite, je suis fier, oui, de ce bilan. Quand tu es vice-président de la Région Occitanie, tu ne peux rester insensible. Moi, je fais cocorico. Je suis fier de ma région, de mon territoire. Quand je monte à Paris, je dis à tout le monde : en Occitanie, on est les meilleurs du monde. Quand tu sièges à l’ANS, que tu es membre du conseil d’administration de Paris 2024, quand tu fais en sorte d’amener 1 200 gamins aux Jeux, que beaucoup de communes de ton territoire soient « Terres de Jeux » et, en plus, que tes sportifs gagnent, tu es forcément content.

La Région croit en limportance du sport dans la transmission des valeurs républicaines, la solidarité, la fraternité, et soutient d’ailleurs la pratique sportive dans la vie de tous les jours de ses habitants. Elle est ainsi la première région de France en termes de pratiquants (3,85 millions). Néanmoins, vous militez pour la nécessité dinvestir encore plus dans le sport…

Bien sûr. Mon histoire et mon parcours font, je pense, que j’ai une assez bonne analyse de ce qu’il faut faire pour améliorer encore le sport. On a fait un peu, mais pas assez. On a lancé la gratuité de la carte UNSS, ça a multiplié par trois le nombre de licenciés. Mais ce n’est pas suffisant, il faudrait que, dès l’école, on favorise le sport, que l’on arrive à faire en sorte que les collectivités investissent encore davantage. Si l’on veut être une nation de sport, il faut que l’on ait la possibilité de pratiquer pas très loin de chez soi. Tu te rends compte que quand tu fais le tour, on en est encore loin. Quand tu vois que le premier club de France de natation n’a pas de piscine pour accueillir 300 personnes, c’est un exemple. Mais il faut que cette ambition soit partagée par les collectivités. Il y a beaucoup à faire pour que les gens prennent conscience que le sport est devenu autre chose qu’un hobby ou une passion. Il y a le sport santé, mais il y a aussi le sport émancipation, le sport bien-vivre, le sport vecteur d’économie. Le sport est une compétence partagée, mais tellement partagée que parfois elle n’est partagée par personne.

Rêvez-vous toujours de transformer l’Occitanie en un gymnase à ciel ouvert ?

Toujours, oui. Je rêve que je suis un habitant de Fabrègues ou d’ailleurs, que je regarde mon application et que je trouve comment pratiquer à moins d’un quart d’heure à pied de chez moi. C’est le rêve absolu. Tu es au fin fond de l’Aveyron, de la Lozère, du Lot, tu tapes et tu sais que tu peux aller te ressourcer. Du sport ouvert, libre d’accès. Je veux transformer la région Occitanie en un gymnase à ciel ouvert, c’est un objectif.

Vous rêvez aussi que le Maroc devienne la première équipe africaine à remporter la coupe du monde de foot…

Qu’elle puisse déjà être en finale, ce serait fabuleux. Le football marocain manque de maturité – on s’emballe vite – mais l’espoir existe, accompagné par l’organisation de la CAN 2025. Et puis, derrière, il y aura cette Coupe du monde 2030 en Espagne, au Portugal et au Maroc, un projet inédit, une symbolique fabuleuse. Dans le contexte de la guerre au Proche-Orient, je rêve que l’on puisse démontrer que l’incarnation de l’union de la Méditerranée existe. Image de paix, de fraternité, d’espérance.

Est-ce là votre rêve ? Rêve de paix, de fraternité, d’espérance ?

Oui, toujours mon côté utopique. Je rêve d’un monde meilleur, je rêve que les gens retrouvent le sourire, la joie, qu’ils aient envie de partager des choses. J’ai vécu des événements terribles dans ma vie et je ne les souhaite à personne. Dans ma jeunesse, je n’ai manqué de rien, mais j’ai vécu avec très peu. La vie est pourtant tellement simple à vivre. Le vrai sujet, c’est que l’on relativise très peu. Je trouve que l’on est des gâtés-pourris. Quand je vois comment le monde évolue, je suis très inquiet. Je n’ai pas d’ambition particulière, j’ai très peu d’attache à tout ce qui est strass et paillettes, même si je suis dans le milieu, et j’ai simplement envie d’être utile aux autres. Quand je vois des gamins issus de l’immigration, deuxième, troisième ou quatrième génération, ne pas se sentir Français, ça me rend fou. Le chantier est tellement immense. En fait, je rêve que l’on retrouve de l’apaisement. »

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